Direct - Média Training : blog de la Boîte aux Images
c o a c h i n g & f o r m a t i o n s e n i m a g e p u b l i q u
e , P a r i s - M o n t p e l l i e r
Prendre la parole en public suscite souvent de fortes angoisses. Au point d’affecter notre voix et de nous faire perdre en assurance. Fort heureusement, avec un peu d'entraînement il est tout à possible de combattre notre trac et de gagner en intensité vocale. La meilleure façon de vaincre son appréhension, c’est d’agir. Alors, prenez exemple sur les comédiens et travaillez votre voix. Surveillez vos intonations (elles reflètent vos intentions) et votre débit pour améliorer votre diction. N’oubliez pas que dans tout discours des silences sont nécessaires pour mettre en valeur les passages forts (voir Nicolas Sarkozy dans son discours de Toulon). La voix est comme un miroir : elle reflète ce que vous êtes. Il faut donc la travailler pour l’optimiser et l’entraîner. Un travail sur le corps et la respiration peut vous y aider. Le fait de bien remplir ses poumons en air est indispensable à l’action de la parole. Vous devez concilier sans cesse, la souplesse et le tonus, la décontraction et l’énergie. Plus vous êtes capable de changer de registre, mieux vous maîtrisez votre voix et votre rythme. En règle générale, les idées importantes s’énoncent plus lentement et plus fort, à la différence des éléments secondaires, à exprimer un peu plus vite et plus doucement.
Lors d'une prise de parole, votre personnalité, votre attitude, votre style comptent autant que votre discours. Car c’est vous qui incarnez le message. Il vous faut donc travailler à le délivrer votre de manière convaincante et dynamique. Selon Roger Ailes, auteur de " You are the message " (Doubleday: 1988), « la télévision a changé toutes les règles ». Pour cet expert en communication orale, nous possédons en nous les outils nécessaires pour persuader et influencer les autres, tout en restant nous-mêmes. C’est notre capacité à faire preuve de conviction, d'engagement, de charisme, d'imagination, d'affirmation de soit, qui nous permet de laisser une trace durable dans l’esprit de notre auditoire. Pour cela, une bonne accroche, des gestes ouverts, un visage expressif, des regards fréquents sur la salle, une intonation rythmée, la reformulation des messages clefs sont autant éléments indispensables à toute intervention. Prendre la parole en public est dans les faits très proche d'une épreuve sportive. Pour l'énergie que cela demande, mais également pour la connaissance de soi que cela nécessite. L’objectif est d’atteindre un juste équilibre entre votre regard, votre gestuelle et les mouvements de votre corps.
Le saviez-vous ? Un client qui a fait une réclamation et qui est satisfait en parlera 6 fois plus à son entourage, en positif. Apprendre à gérer au mieux tout contact oral, écrit, téléphonique ou télématique par lequel le client exprime une insatisfaction est devenu un impératif pour toute entreprise
soucieuse de son image. Encore faut-il savoir adopter les bonnes attitudes et développer sa communication. Sourire,
écoute, adaptabilité et esprit positif sont quelques-uns des comportements réflexes à avoir en pareille situation. Pour le reste, qu'il s'agisse de maîtriser les étapes de la conduite d’entretien par téléphone ou de découvrir les attentes et besoins grâce à un
questionnement efficace, une formation dédiée en communication orale apporte des clefs précieuses. Mais cela ne fait pas tout. Seule une véritable
attention à l'autre doublée d'une mise à plat des idées reçues sur les réclamations, permet de faire adhérer un
maximum de collaborateurs. C'est en tous cas ce qui anime Sandrine DAUDE, formatrice consultante à La Boîte aux Images, et qui propose depuis cette rentrée, un séminaire intra sur mesure
dédié à une gestion différentes des réclamations.
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Banques, sites nucléaires, grande distribution, transport aérien... Autant d'univers confrontés ces derniers mois aux affres de la communication de crise. Autant, aussi, de PDG sommés de s’expliquer sur les faits. Et chacun de s’exécuter en tachant de respecter la bonne vieille rhétorique de crise : Compassion, Action, Transparence. Malgré ce, certaines déclarations à la presse peinent à convaincre. Je pense à Daniel BOUTON, dénonçant le "terroriste" Jérôme KERVIEL. Ou encore à Anne LAUVERGEON, remettant en cause l'idée de "transparence". A croire qu’à trop construire leur discours en direction des marchés et des actionnaires, certains dirigeants en oublient l’essentiel. Lors d’un accident ou d’une malversation, plus que l’annonce de l’ouverture d’une enquête ou de l’envoie de premiers secours, l’opinion attend d’un dirigeant qu’il soit spontanément en sympathie avec elle. En communication de crise, victimes, personnels, représentants de la direction, simples témoins, deviennent les acteurs d'une actualité où l’émotion prime sur la raison. Qu’une réponse donne l’impression de manquer d’authenticité et le public ne suit plus ! Filmés en gros plan, un visage défait, une main trop nerveuse, peuvent mettre à mal le plus élaboré des plans de communication. J'en veux pour preuve toutes ces marques, boudées durablement par les consommateurs, à la suite de prestations média peu convaincantes. Communier avec le reste du pays dans une même émotion partagée, telle est la règle de la grande messe du 20 h. Souvenons-nous, puisque nous venons d’en commémorer le triste anniversaire, du rôle remarquable joué par Rudy GULIANI, lors des attentats du 11 septembre 2001. En de si tragiques circonstances, l’ancien maire de New York se devait de projeter le plus tôt possible ses administrés, au-delà de l’horreur qui venait de frapper leur ville. Le ton juste qui fut le sien, sa profonde humanité tout au long de ses interventions télévisées, contribuèrent pour beaucoup à la résilience dont témoignent, depuis, nombre d’entre eux. Certes, il n’est pas nouveau d’apprendre qu’une émotion est à l’origine d’un changement de comportement. Ce qui l’est plus, c’est qu’un haut responsable en prenne conscience, au point de privilégier systématiquement ce mode d’expression pour accompagner son message. De quoi faire réfléchir à deux fois ceux qui, avant une interview de crise, se préoccupent d’abord d’apprendre par cœur chiffres et petites phrases préparés par leurs collaborateurs…
Un abécédaire du média training. Bon sang, mais c'est bien sûr ! En voila une idée originale pour transmettre de façon ludique le B-A BA de notre pratique. Merci à Sophie L pour sa suggestion. Nous allons donc nous essayer à mettre en ligne au fil des semaines, de courtes séquences consacrées aux techniques de prise de parole en public et dans les médias. A tout seigneur, tout honneur, commençons ce jour par la lettre A. A comme argument, A comme affaires... L'argument commercial est un modèle du genre en matière d'écoute et d'adaptation à l'autre. Il est constitué de 4 étapes :
Lors d’une interview ou d’un débat, il peut vous arriver d’être pris de cours par les propos d’un journaliste ou d’un contradicteur. Ce n’est pas une raison pour reprendre systématiquement ses termes. Ne cherchez pas non plus à en dire trop, car vous risqueriez de vous mettre en difficulté en donnant des idées de questions gênantes. En fait, d'autres réflexes s’offrent à vous pour gérer de telles situations. À commencer par ne pas répondre immédiatement. Un léger temps de réflexion (qui se traduit par un mini silence) consacré à l’analyse de la question et à la recherche de ses opportunités (sur la forme ou sur le fond) est généralement profitable. Vous pourrez ainsi discrètement expirer puis inspirer avant d'attaquer l'idée suivante. Adopter de telles pratiques, c’est ne plus redouter les sujets qui fâchent puisque toute respiration devient source d'inspiration. De quoi attendre sereinement le mot « confort ». Celui qui vous permettra de reprendre la main et d’introduire votre message essentiel dans votre réponse.
Mais pourquoi ne proposez vous pas systématiquement vos médiatrainings dans un studio TV ? Cette question, en provenance d'une agence de communication qui souhaitait nous mettre en compétition m'a donné l'occasion de répondre de la façon suivante. "Nous proposons des formations en média training dont le premier objectif est l'acquisition de réflexes durables en matière de gestion des questions et de placement des messages. Tout ce qui relève de la concision des réponses, de leur clarté, de leur illustration, du sens de la petite phrase ou des détournements dialectiques ne nécessite donc pas la location d'un plateau TV ou d'un matériel d'entraînement broadcast. Voilà pourquoi, généralement, nous proposons des exercices avec micro cravate et caméscope sur pied. A Paris par exemple, 2/3 de nos média trainings se déroulent ainsi. Nous ne mobilisons des moyens techniques professionnels (et plus onéreux) que dans le cas d'une simulation d'interview spécifique (passage au JT par exemple), qui nécessite des conditions au plus proche du réel." Il faut dire que dans le cadre de la formation continue, des budgets trop importants ne sont pas pris en charge par les OPCA. Or, il est essentiel de faire la différence, en terme d'équipement, entre une action de formation et du conseil stratégique en communication.
Médias Automne 2008
"Le Média training, c'est comme certains arts martiaux. Il apprend à se défendre plus qu'à attaquer"
Daniel MURGUI-TOMAS sur Direct 8